0,4 % de hausse du tourisme mondial : l'Europe progresse de 3 %, mais l'Europe occidentale a décroché en juin

Le tourisme mondial ne grimpe que de 0,4 % au premier semestre. Pour l'Europe, +3 % sur six mois, mais un mois de juin difficile à l'ouest.

0,4 % de hausse du tourisme mondial : l'Europe progresse de 3 %, mais l'Europe occidentale a décroché en juin
Lucile Vandermeersch · (maj. 20 octobre 2026)
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Trois millions de touristes de plus seulement : voilà ce que le monde a gagné entre janvier et juin par rapport à l'an dernier. Le tourisme international plafonne à 0,4 %, mais l'Europe affiche +3 %. Pour votre prochain city trip, le tableau est plus nuancé qu'il n'y paraît.

En bref

  • 690 millions d'arrivées internationales de janvier à juin, soit 0,4 % de plus, mais le deuxième trimestre recule.
  • Europe +3 % au semestre, mais l'Europe occidentale recule de 6 % en juin, sur fond de fortes chaleurs.
  • ONU Tourisme ramène sa prévision à 1 à 2 % contre 3 à 4 % attendus en début d'année.

Le chiffre clé : 690 millions, arrivées internationales de janvier à juin, soit 3 millions de plus qu'en 2025.

Trois millions de touristes de plus : le monde a presque fait du surplace

Entre janvier et juin, ONU Tourisme a recensé 690 millions d'arrivées internationales. C'est 0,4 % de plus qu'au premier semestre de l'an dernier. Concrètement, cela représente 3 millions de voyageurs supplémentaires. Sur un total de cette taille, l'écart est presque invisible.

Le semestre s'est joué en deux temps. Le premier trimestre affichait une hausse de 2 %. Le deuxième a basculé dans le rouge, avec un recul de 1 %. Avril avait déjà perdu 3 %, et juin a confirmé la tendance avec une nouvelle baisse mondiale de 3 %.

L'organisation avance deux explications. D'abord le calendrier : les vacances de Pâques ont commencé en mars cette année, ce qui brouille la comparaison avec avril. Ensuite le conflit au Moyen-Orient, dont les effets se sont fait sentir bien au-delà de la région.

L'Europe gagne 3 % sur le semestre, mais l'ouest du continent a souffert en juin

Pour vous qui regardez vers Lisbonne, Rome ou Amsterdam, la première bonne nouvelle est là : l'Europe fait mieux que la moyenne mondiale. Sur l'ensemble du semestre, ses arrivées internationales progressent de 3 %. Les Amériques gagnent 2 %, l'Afrique 4 %.

Le mois de juin tempère ce bilan. En Europe occidentale, les arrivées internationales baissent de 6 %. ONU Tourisme évoque les épisodes de fortes chaleurs enregistrés dans plusieurs destinations. L'organisation ne détaille pas ici quelles villes ont été les plus touchées.

Ce que cela change pour vous : la chaleur pèse sur la fréquentation, y compris sur des destinations très prisées. Si vous hésitez entre un city trip en plein été et une escapade à la mi-saison, ce chiffre de juin est un argument de plus pour comparer les dates.

ZoneÉvolution des arrivéesPériode
Monde+0,4 %Premier semestre
Monde-3 %Juin
Europe+3 %Premier semestre
Europe occidentale-6 %Juin
Amériques+2 %Premier semestre
Afrique+4 %Premier semestre
Moyen-Orient-22 %Premier semestre

Le Moyen-Orient perd 22 % de visiteurs et dérègle les liaisons bien au-delà

C'est la région la plus touchée. Les arrivées internationales y ont chuté de 22 % au premier semestre. La guerre déclenchée au début du mois de mars a frappé directement les flux touristiques, mais aussi le transport aérien international.

Certaines liaisons ont été perturbées ou suspendues, avec des répercussions sur d'autres pays que ceux du conflit. La situation s'est progressivement améliorée en mai et en juin, avec la réouverture de certaines liaisons après l'annonce d'un cessez-le-feu.

Pour un week-end en Europe, l'effet est surtout indirect. Il passe par le coût du transport et par le moral des voyageurs, pas par la fermeture de vos destinations habituelles.

Pétrole cher et inflation : les voyageurs surveillent leur budget

ONU Tourisme le souligne : les prix élevés du pétrole alimentent les coûts du transport. Les pressions inflationnistes, elles, continuent de peser sur le budget que les ménages consacrent aux vacances.

Résultat, les voyageurs restent très attentifs au prix. C'est un signal à garder en tête quand vous préparez un séjour : transport, hébergement et sorties s'additionnent, et chaque poste compte davantage qu'avant.

Un court séjour reste une façon de garder la main sur la facture. Comparer plusieurs dates avant de réserver devient un réflexe utile, surtout pour les vacances scolaires.

Prévisions revues à la baisse : 1 à 2 % attendus sur l'année au lieu de 3 à 4 %

Face à ce premier semestre en demi-teinte, ONU Tourisme corrige sa copie. L'organisation table désormais sur une progression de 1 à 2 % des arrivées internationales cette année. Elle prévoyait 3 à 4 % en début d'année.

La suite dépendra de trois éléments, que vous pouvez suivre vous-même avant de réserver vos prochaines vacances :

  • l'évolution du conflit au Moyen-Orient ;
  • les cours du pétrole ;
  • l'inflation.

Le message pour les destinations européennes est double. Elles restent en croissance sur le semestre, mais la baisse de juin en Europe occidentale rappelle que la fréquentation peut vite bouger, entre chaleur, budgets serrés et contexte international.

Vos questions

Le tourisme mondial est-il en recul ?

Non, il progresse de 0,4 % sur le premier semestre, avec 690 millions d'arrivées internationales. Mais le deuxième trimestre a reculé de 1 % et le mois de juin de 3 %.

Quelle est la situation de l'Europe ?

L'Europe affiche +3 % d'arrivées internationales sur le semestre. En juin, l'Europe occidentale a toutefois reculé de 6 %, avec des épisodes de fortes chaleurs cités par ONU Tourisme.

Que prévoit ONU Tourisme pour la fin de l'année ?

L'organisation attend désormais 1 à 2 % de croissance des arrivées internationales, contre 3 à 4 % annoncés en début d'année. Tout dépendra du conflit au Moyen-Orient, du pétrole et de l'inflation.

Sources : TourMaG.

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Lucile Vandermeersch

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