Hôtels en France cet été : pourquoi la chambre n'a pris que 1 % (151 euros HT), et ce que le bilan d'In Extenso révèle

Prix moyen de 151 euros HT, occupation de 72 % : le bilan d'In Extenso sur l'été des hôtels français, entre littoraux gagnants et dépenses freinées.

Hôtels en France cet été : pourquoi la chambre n'a pris que 1 % (151 euros HT), et ce que le bilan d'In Extenso révèle
Lucile Vandermeersch · (maj. 20 octobre 2026)
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Vous avez réservé un hôtel en France cet été en craignant la facture ? Le prix moyen d'une chambre vendue n'a progressé que de 1 %, à 151 euros HT, selon le bilan d'In Extenso. Les hôtels ont un peu mieux rempli leurs chambres, mais les professionnels restent partagés sur la saison.

En bref

  • L'occupation moyenne des hôtels français atteint 72 % sur juillet et août, soit 1 % de plus qu'en 2025.
  • Le prix moyen d'une chambre vendue s'établit à 151 euros HT, en hausse de 1 % seulement sur un an.
  • Littoraux et haut de gamme ont mieux résisté, alors que l'économique et le super-économique ont reculé en août.

Le chiffre clé : 151 euros HT, prix moyen d'une chambre d'hôtel vendue en France sur juillet et août.

Une chambre vendue 151 euros HT en moyenne, soit 1 % de plus qu'en 2025

Sur juillet et août, un peu plus de sept chambres sur dix ont trouvé preneur. L'occupation moyenne des hôtels français atteint 72 %, soit 1 % de plus qu'en 2025. Le prix moyen d'une chambre vendue s'établit à 151 euros HT, lui aussi en hausse de 1 % sur un an.

Pour le voyageur, le message est clair : pas de flambée généralisée des tarifs. Gardez tout de même en tête que ces montants s'entendent hors taxes. La somme que vous réglez à la réception est donc plus élevée.

Les professionnels suivent aussi le RevPAR. Cet indicateur mesure ce que rapporte une chambre en moyenne, en combinant le prix des chambres et le nombre de chambres occupées. Il atteint 109 euros HT cet été, en progression de 2 %. C'est surtout juillet qui a porté la hausse, avec 4 % de RevPAR en plus, contre seulement 1 % en août.

IndicateurValeur cet étéÉvolution sur un an
Occupation moyenne72 %+1 %
Prix moyen d'une chambre vendue151 euros HT+1 %
RevPAR109 euros HT+2 %
RevPAR de juilletnon précisé+4 %
RevPAR d'aoûtnon précisé+1 %

Les littoraux ont tiré la saison, Paris et les grandes villes ont stagné

Les littoraux hors Côte d'Azur signent la progression la plus nette. Leurs hôtels affichent 85,4 % de chambres occupées en moyenne, soit 3,3 % de plus qu'un an plus tôt. Le revenu généré par chambre disponible y gagne 4 %.

La Côte d'Azur garde malgré tout le taux d'occupation le plus élevé du pays, à 86,9 %. Son RevPAR progresse de 2 %. Paris, de son côté, a peu évolué sur la période. Les très grandes agglomérations terminent l'été avec un RevPAR stable.

Les fortes chaleurs ont pesé sur les choix des voyageurs. Les destinations plus fraîches et les établissements climatisés ont été davantage recherchés. Si vous visez un city trip en plein été, la climatisation de l'hôtel est donc un critère que d'autres ont aussi poussé en haut de leur liste.

Le haut de gamme progresse, l'économique et le super-économique reculent en août

Tous les hôtels n'ont pas profité de la saison de la même façon. Sur l'ensemble de l'été, l'hôtellerie économique affiche une hausse limitée de 1 % de son RevPAR, tandis que le segment super-économique recule de 1 %.

En août, les écarts se sont accentués :

  • Haut de gamme et luxe : RevPAR en hausse de 3 %
  • Économique : RevPAR en baisse de 1 %
  • Super-économique : RevPAR en baisse de 3 %

Selon In Extenso, le pouvoir d'achat a notamment pesé sur les dépenses annexes. Les clients ont davantage limité leurs dépenses en restauration et dans les services proposés par les hôtels. L'hébergement, lui, a mieux résisté. La chambre reste donc le poste que les voyageurs préservent, le reste sert de variable d'ajustement.

Incendies en Gironde et chaleur : la météo a redessiné la fréquentation

La saison a beaucoup dépendu des conditions météorologiques et du contexte local. Les incendies en Gironde ont entraîné des annulations à partir du 24 juillet, et leurs effets ont continué de peser en août.

À Bordeaux, la fréquentation hôtelière a reculé dans toutes les catégories, avant de reprendre progressivement. Les tensions géopolitiques ont par ailleurs affecté certaines clientèles internationales.

À l'inverse, les fortes chaleurs ont favorisé les littoraux et les hôtels climatisés. Un même été a donc produit des gagnants et des perdants selon la destination, ce qui explique en partie un bilan en demi-teinte malgré des indicateurs globalement orientés à la hausse.

Les hôteliers sont moins enthousiastes que les chiffres

In Extenso a interrogé environ 400 hôteliers. Le résultat est nuancé :

"64% se déclarent satisfaits de leur activité en juillet et août. Dans le même temps, 41% estiment avoir réalisé une moins bonne saison qu’en 2025"

Enquête In Extenso auprès d'environ 400 hôteliers

Le ressenti s'est dégradé au fil de l'été. Ils étaient 75 % à se dire satisfaits durant la première quinzaine de juillet, contre 55 % dans la seconde moitié d'août. Les territoires se distinguent aussi : la satisfaction est particulièrement élevée en Normandie (89 %), contre 74 à 75 % en Bretagne, dans les Hauts-de-France, en Île-de-France et en PACA.

Pour la suite, les perspectives sont favorables mais contrastées. 54 % des professionnels déclarent des perspectives positives ou très positives pour l'activité affaires, contre seulement 35 % pour les loisirs.

Vos questions

Les prix des hôtels ont-ils beaucoup augmenté cet été en France ?

Non. Le prix moyen d'une chambre vendue s'établit à 151 euros HT, soit une hausse de 1 % sur un an. Ces montants sont hors taxes, la note finale est donc plus élevée.

Où les hôtels ont-ils le mieux rempli leurs chambres ?

La Côte d'Azur reste en tête, avec 86,9 % d'occupation. Les littoraux hors Côte d'Azur ont la progression la plus marquée, à 85,4 % de chambres occupées, soit 3,3 % de plus qu'un an plus tôt.

Les hôteliers sont-ils satisfaits de leur été ?

Une majorité, mais pas tous : 64 % se disent satisfaits, alors que 41 % jugent leur saison moins bonne qu'en 2025. La satisfaction a baissé au fil de l'été, de 75 % début juillet à 55 % fin août.

Sources : TourMaG.

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Lucile Vandermeersch

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