Le far breton traditionnel du Finistère se fait nature ou aux pruneaux

Le far breton traditionnel du Finistère est un entremets cuit au four, préparé avec du lait, des œufs, du sucre et de la farine de blé. Sa version la plus ancienne se déguste nature ; les pruneaux, fa...

Le far breton traditionnel du Finistère se fait nature ou aux pruneaux
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Le far breton traditionnel du Finistère est un entremets cuit au four, préparé avec du lait, des œufs, du sucre et de la farine de blé. Sa version la plus ancienne se déguste nature ; les pruneaux, facultatifs, apportent une note fruitée à une pâte dense, fondante et bien dorée. Pour approfondir : Far breton nature : la vraie recette fondante et traditionnelle.

Dans de nombreuses familles du Finistère, le far arrive à table nature, sans un seul pruneau. J’aime ce contraste entre sa croûte ambrée et son cœur souple, presque tremblant lorsqu’il est encore tiède. Cette recette familiale garde la simplicité des fournées bretonnes : une pâte fluide, des ingrédients courants et quelques repères fiables pour obtenir un dessert généreux, à partager après une balade iodée ou un repas du dimanche. Pour approfondir : Recette pintade à la cocotte : moelleuse, facile et savoureuse.

Le far breton traditionnel du Finistère : nature d’abord, pruneaux selon l’envie

À la sortie du four, le far emplit la cuisine d’un parfum doux de lait chaud et de beurre, avec une croûte ambrée qui cache un cœur souple et dense. Dans le Finistère, ce dessert familial se nomme aussi Farz Forn : il ne correspond pas à une formule figée, mais à une pâte simple que chaque foyer ajuste à son goût.

Le far breton nature est la version la plus ancienne, comme le rappelle Le Petit Casse Graine en s’appuyant sur l’Académie du Goût. L’absence de fruits n’est donc pas un oubli : elle met en avant le goût franc des œufs, du lait et de la farine. Les far aux pruneaux, notamment les recettes transmises autour d’Hennebont, sont pour autant des interprétations pleinement légitimes, plus fruitées et plus généreuses. Cette recette bretonne traditionnelle propose une base fiable pour 6 à 8 parts, à préparer nature ou avec des pruneaux. Pour approfondir : Recette filet mignon moelleux en cocotte, facile et fondant.

Les ingrédients pour un far breton moelleux de 6 à 8 parts

Les proportions retenues suivent la base familiale publiée par Bretagne Destination Paradis : une pâte courte, sans complication, où le lait entier donne une saveur plus ronde. Choisissez une farine de blé type 45 ou 55, facile à fouetter et idéale pour obtenir une préparation lisse.

QuantitéIngrédientRôle ou conseil
3œufsIls donnent sa tenue au far.
125 gfarine de blé type 45 ou 55À tamiser si elle forme des amas.
100 gsucreUne douceur mesurée, sans masquer le lait.
500 mllait entierÀ verser progressivement ; Le Far Breton - Recette indique cette quantité de lait.
1 pincéeselIl relève les saveurs.
20 à 25pruneaux dénoyautésOptionnels, pour une version aux pruneaux.
15 gbeurrePour chemiser généreusement le plat.
Recette facile du Far Breton aux pruneaux de maman — Hervé Cuisine

La recette facile du far breton traditionnel, étape par étape

Un plat rectangulaire ou ovale peu profond convient particulièrement bien : la pâte cuit alors avec une épaisseur régulière. La recette de grand-mère tient surtout à un geste patient, celui du lait incorporé peu à peu au fouet.

  1. Préchauffez le four à 180 °C et beurrez généreusement le plat.
  2. Mélangez la farine, le sucre et le sel dans un grand saladier.
  3. Ajoutez les œufs un à un, en fouettant jusqu’à obtenir une pâte épaisse et homogène.
  4. Versez le lait entier en filet, sans cesser de fouetter, afin d’éviter les grumeaux.
  5. Répartissez les pruneaux dénoyautés si vous en utilisez, versez la pâte dessus et enfournez.

Cette méthode rappelle les recettes familiales diffusées de Hennebont au Finistère. Laissez le far reposer quelques minutes hors du four avant de le découper : sa texture se stabilise et les parts se servent plus nettement.

1
Beurrer le plat et préchauffer le four à 180 °C.
2
Mélanger farine, sucre et sel.
3
Ajouter les œufs, puis le lait en filet.
4
Répartir les pruneaux facultatifs dans le plat.
5
Cuire 35 à 45 minutes, jusqu’à un centre légèrement tremblant.
Étapes essentielles de préparation et de cuisson d’un far breton traditionnel
Cuisson du far breton : les repères pour un cœur fondant sans effet flan liquide

Cuisson du far breton : les repères pour un cœur fondant sans effet flan liquide

Cuisez autour de 180 °C et commencez à observer le far après 35 minutes ; selon l’épaisseur du plat et la puissance réelle du four, comptez généralement 35 à 45 minutes. Les recettes d’Hennebont signalent aussi l’intérêt d’un plat ovale d’environ 35 cm de long, un format qui aide à garder une cuisson régulière.

Le bon moment se reconnaît à trois signes : des bords fermes et dorés, une surface qui a gonflé puis commence à retomber, et un centre juste pris qui tremble encore légèrement lorsqu’on déplace le plat. Une lame piquée près du milieu doit ressortir humide, mais sans trace de pâte crue. Si le dessus brunit trop vite, posez une feuille de papier aluminium sans la serrer pour finir la cuisson.

À retenir : ne prolongez pas la cuisson jusqu’à obtenir un cœur totalement sec. Le far continue à se raffermir pendant son repos ; c’est ce qui préserve son fondant.

Far, flan et clafoutis : ce qui distingue vraiment le dessert breton

La différence entre far et flan se joue d’abord en bouche. Le far breton authentique offre une pâte plus dense, une croûte davantage marquée et une mâche nourrissante apportée par la farine. Dans la recette proposée, il n’y a ni pâte brisée ni appareil enrichi de crème : on reste sur l’accord direct des œufs, du lait, du sucre et de la farine. Pour approfondir : Far breton recette de grand-mère : moelleux, simple et authentique.

Le clafoutis, lui, est habituellement construit autour de fruits cuits dans une pâte proche d’un appareil à crêpe. Le far peut accueillir des pruneaux, qui apportent une note fruitée et une texture plus charnue, mais il existe tout aussi naturellement sans eux : la tradition finistérienne du far nature, relevée par l’Académie du Goût, le confirme.

Je l’aime tiède le jour même, lorsque les bords sont encore légèrement croustillants, puis frais le lendemain pour une texture plus compacte. Pour les adultes, un verre de cidre brut breton accompagne sa douceur sans l’alourdir.

Questions pratiques

Quelle farine choisir pour préparer un far breton ?

Une farine de blé type 45 ou 55 est le choix le plus simple. Elle se mélange facilement aux œufs et au lait, ce qui limite les grumeaux et donne une pâte régulière. Versez le lait progressivement au fouet plutôt que d’un seul coup.

Pourquoi ajoute-t-on des pruneaux dans le far breton ?

Les pruneaux apportent une saveur fruitée, une légère note acidulée et une mâche moelleuse au dessert. Ils sont très appréciés, mais non indispensables : Le Petit Casse Graine rappelle que le far breton nature est la version la plus ancienne.

Quels sont les ingrédients pour faire un far breton ?

La base comprend des œufs, de la farine de blé, du sucre, du lait entier, une pincée de sel et du beurre pour le plat. Pour une version aux pruneaux, ajoutez des fruits dénoyautés. Bretagne Destination Paradis propose une base avec 3 œufs, 100 g de sucre, 125 g de farine et 500 ml de lait.

Où trouver le meilleur far breton ?

Privilégiez les boulangeries-pâtisseries artisanales du Finistère et les marchés où les producteurs indiquent clairement une fabrication sur place. Demandez si le far est proposé nature ou aux pruneaux, puis choisissez selon votre préférence de texture. Un far vendu dans son plat de cuisson est souvent un bon indice de production familiale.

Comment savoir si un far breton est bien cuit ?

Les bords doivent être dorés et fermes, tandis que le centre reste légèrement tremblant quand vous bougez le plat. Plantez une lame près du milieu : elle doit ressortir humide, mais sans pâte liquide. Laissez ensuite reposer le far, car il finit de se raffermir hors du four.

Ce qu'il faut savoir

Peut-on préparer un far breton sans pruneaux ? → Oui. La version nature est présentée par Le Petit Casse Graine comme la plus ancienne ; les pruneaux sont une option gourmande, non une obligation.
Faut-il faire tremper les pruneaux avant de les mettre dans le far ? → Ce n’est pas indispensable avec des pruneaux moelleux dénoyautés. Un trempage dans de l’eau tiède peut toutefois les assouplir s’ils sont très secs.
Le far breton se mange-t-il chaud ou froid ? → Il est agréable tiède après un court repos, mais sa texture devient plus ferme et plus nette après quelques heures au frais.
Comment éviter les grumeaux dans la pâte à far breton ? → Incorporez le lait progressivement aux œufs, à la farine et au sucre, en fouettant constamment avant d’ajouter le reste du liquide.

Servez le far tiède ou froid, après un repos qui affine sa texture. Pour une première fournée, gardez la version nature afin de reconnaître son goût de lait et d’œufs, puis ajoutez des pruneaux à la suivante. Notez votre temps de cuisson : chaque four possède son tempérament, et ce repère fera vite de cette recette un classique de votre table.

Dernière actualisation : juillet 2026

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